Sur Osaka. Partie 4. Doutes, jambon et vieux kimono (et doutes).

Ouhla déjà 3 mois depuis le dernier post. Bon il faut dire que ce n’est pas le moment le plus intéressant ; recherche d’emploi et de cours, un quotidien qui s’installe et pas mal de difficultés.

Où en étais-je ?

Ah !

Il semblerait, sans trop savoir pourquoi, qu’il n’y aura pas d’entrevue avec le patron d’An-chan finalement.

J’ai bien l’impression que pour le travail, c’est foutu. Je vais donc me concentrer à trouver et prendre des cours pour réhausser mon niveau en japonais.

Le 19/01/15

Près de chez moi il y a l’un des plus grands parcs d’Osaka, il faut dire qu’il n’y a vraiment pas beaucoup de parcs à Osaka, ce n’est pas une « ville verte ». J’avais déjà repéré la grande tour que l’on peut voir de très loin. Ce parc est le Tsurumiryokuchi Park (littéralement « le parc où l’on voit les grues »), il est très grand et calme, c’est un endroit idéal pour le pique-nique, la détente mais il y a également beaucoup d’activités (poney, etc).

Le symbole du parc est un moulin hollandais qui trône sur une colline.

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Ce moulin fait partie des restes de l’Expo International des jardins qui a eu lieu en 1990. Cette exposition devait être très intéressante car elle présentait (aujourd’hui encore) plus d’une cinquantaine de jardins du monde entier. Mais de nos jours ça fait très « reste » ; je vais mettre ça sur le compte de l’hiver et des 26 ans qui ont passé.

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Le plus beau jardin est celui de Corée.

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Dans les endroits abrité des retraités jouent au go ou au shogi, ce qui renforce cette atmosphère de désuétude et de temps qui passe.

Le 20/01/15

Je suis en manque de grand air, il me faut une escapade ! Je regarde sur ma carte et cherche la montagne la plus proche. Et c’est parti pour le mont Ikoma, il faut un peu plus d’une heure de vélo (acheté 7000 d’occaz) pour atteindre la base de la montagne.

Je passe par le sanctuaire de Ishikiri et y découvre l’un des bâtiments dont le toit original devait être recouvert de paille. (C’est le 石切登美霊社). 

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La montée est assez raide et très rapidement je quitte la petite route pour atteindre un vieux chemin pavé passant à travers la forêt. C’est assez agréable et de temps en temps des points de vue sur Osaka s’offrent à moi.

Une fois en haut c’est un paysage urbain jusqu’à l’horizon que l’on peut admirer. Et c’est là que l’on se rend compte que Kobe, Osaka et Kyoto ne forment qu’une seule mégalopole :

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En faisant mon repérage sur la carte j’avais bien vu qu’il y avait un parc d’attraction au sommet mais ce qui m’étonne c’est que l’on puisse passer à travers pour continuer la promenade. En fait l’entrée du parc est gratuite mais on paye pour chaque attraction. Visiblement ce n’est pas la saison puisque il n’y a personne ce qui donne une ambiance assez étrange (lugubre ?).

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En passant de l’autre côté du parc d’attraction on se retrouve de l’autre côté de la montagne et cette fois c’est tout Nara que l’on peut contempler.

En continuant j’arrive au cœur d’un pâté de maisons hors du temps, il est en fait situé sur l’ancienne route reliant Osaka à Nara et est pile sur la limite entre les deux villes. C’est le « Col Sombre » (暗峠), c’est un peu connu et sûrement fréquenté en été, mais là c’est désert. 

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En redescendant je tombe sur ce panneau qui dis (je crois) :

« Laissons les chemins propres.
Le dépôt de déchets, c’est non !!  »

Le montage avec la photo de la gamine m’amuse énormément (y a peut-être que moi que ça amuse…) :

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J’ai beaucoup aimé cette sortie c’est un endroit original avec de très beaux points de vue.

J’ai aussi vu que le train passe au pied de la montagne et il y a une vue sympa sans quitter le wagon. Je pense qu’il y a moyen de faire l’aller-retour depuis le centre d’Osaka sans quitter le wagon ce qui fait une sortie agréable (si on aime le train), tranquille et pas cher (puisqu’on revient au point de départ). Il faudra que je teste ça !

Le 27/01/15

À Umeda, l’endroit le plus animé d’Osaka, se trouve un sanctuaire. C’est le Tsuyunoten-jinja, l’endroit est agréable mais surtout il est fameux pour une histoire tragique. Ohatsu la courtisane et Tokubei le fils d’un marchand s’aiment mais il est impossible pour eux de se marier. Un jour Tokubei se fait accuser de vol et va se faire expulser de la ville. Plutôt que de ne plus se revoir, les deux amants décident de mettre fin à leurs jours et c’est au pied d’un arbre du sanctuaire qu’ils vivent leurs derniers instants.

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Cette histoire est devenu une pièce de bunraku très connue si bien que désormais le sanctuaire est plus connu sous le nom de Ohatsu Tenji jinja.

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Des tablettes votives où l’on peut dessiner le visage de Ohatsu :

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03/02/15

Dans le but de voir tous les lieux connus d’Osaka et parce que le bâtiment semble intéressant, je pars voir le Kyocera Dôme (ou Osaka Dôme).

C’est un stade de baseball couvert qui sert également pour les concerts. Aujourd’hui il est fermé et j’ai beau faire le tour, je ne trouve pas de point de vue intéressant sur le bâtiment car il est coincé entre les immeubles. Il ressemble à une soucoupe volante et j’aurai voulu en voir plus, du coup je suis un peu déçu :

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Mais au moins,  j’ai le droit à un coucher de soleil :

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En vélo sur le chemin du retour, j’en profite pour passer par le quartier de AméMura (American Mura = « le village américain »)  qui n’est absolument pas touristique mais dédié au shopping. Je sais d’avance que ça ne m’intéresse pas mais je vais jeter un œil.

Sur place, impossible de trouver l’enseigne publicitaire symbole du lieu que j’ai vue sur le net. Pour cause, elle n’y est plus, il ne reste donc plus que des magasins de mode américaine en pagaille. Si vous êtes fan de casquettes et de T-shirt NBA, c’est pour vous.

14/02/16

Ce que j’aime autour de la sharehouse, c’est l’ambiance plutôt conviviale, personne n’est pressé… faut dire que c’est surtout un quartier de retraités. C’est d’ailleurs connu à Osaka comme tel.

À quelques mètres de la sharehouse il y a un izakaya (taverne japonaise) qui s’appelle Matsuisa ; je n’y suis allé que deux ou trois fois mais l’ambiance est très bonne. Ça papote, ça cri, ça rigole. Le patron et les deux employés sont super sympas mais sont trop occupés pour discuter. Par contre c’est assez facile de discuter avec les autres clients (autant que je peux le faire) :

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24/02/16

Plus qu’un mois et demi avant la fin de mon visa, je pars donc direction le Bureau de l’immigration qui est situé sur une île du port d’Osaka.

Aujourd’hui je ne serai pas le seul à me promener : ayant déposer une annonce à la Maison International d’Osaka pour trouver des gens avec qui discuter, j’ai eu une réponse d’Asuka avec qui j’échange via internet depuis quelques jours. Comme je sentais que ça allait être difficile avec le Bureau de l’immigration je lui ai demandé de venir m’aider.

Et j’ai bien fait, la personne qui me reçoit ne parle pas anglais (un comble pour un bureau de l’immigration).

Ce qu’il y a d’embêtant chez les Japonais, c’est qu’ils suivent à la lettre tout ce qui a été dicté par l’autorité et ne sort généralement pas des sentiers battus. Mon but est de demander comment revenir au Japon à la fin de mon visa, et ce, à moindre frais parce qu’un aller-retour pour la France c’est 600€.

« Y a pas moyen, vous devez retourner dans votre pays. »

Un peu dégoûtés nous quittons le guichet mais après quelques mètres, retour au guichet pour demander :

« Et si je fais un aller-retour en Corée (150€) ? »

Réponse : « Sans doute ».

……

(-_-)

Bref la bidouille (ma spécialité !) ils ne connaissent pas…

Et bien, la seule solution pour savoir va être de faire cet aller-retour en Corée.

J’ai lu sur de nombreux forums que c’est délicat de faire des allers et retours au Japon de la sorte : la douane n’aime pas ça car ça pourrait chercher du travail au noir.

En résumé de ce que j’ai lu :

1er aller-retour : 5% de chance de se faire renvoyer en France à mes frais par la douane japonaise.

2ème aller retour : 50%

3ème : 90%

Mais personne ne parle de la possibilité de passer d’un Visa Vacances Travail à un visa touristique de cette manière là.

M’enfin bon.

Puisqu’on est sur cette île c’est l’occasion de visiter le quartier de la Cosmo Tower. La Cosmo Tower est la troisième plus haute tour du Japon avec ses 256m (55 étages).

Mais elle est perdue sur son île à  l’écart de la ville, le quartier n’est pas dynamique et le contraste de la tour avec l’environnement est assez étonnant :

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Non loin se trouve le musée de la marine. Sous ce dôme impressionnant se trouve une grande partie pour les expositions et un bateau de l’ère Edo grandeur nature.

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Du coup avec Asuka nous avons fait le tour du quartier mais celui-ci est vraiment vide, les centres commerciaux accueillent quelques passants et les restaurants sont vides. Ça fait très « local » (campagne) comme dit Azuka qui est plutôt habituée à  faire du shopping dans le quartier luxueux d’Umeda. Moi, j’aime bien ; pas d’attente, pas de foule, pas de bruit… :

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Par contre la promenade du front de mer nous a plus à tous les deux, l’eau assez claire contraste avec l’horizon de ponts, hangars et bateaux au port. En plus il fait beau :

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Je pense revenir une autre fois pour voir le panorama du haut de la Cosmo Tower ainsi que le musée dont l’architecture est sans doute tout aussi intéressante que les expositions.

 

Le 03/03/16

Il y a une semaine j’avais contacté le blogueur de inaca.me car j’aime beaucoup ce qu’il raconte et suis ses histoires depuis plus d’un an. Il partage son quotidien depuis qu’il s’est installé dans un petit village aux pieds des montagnes au nord de Himeji. Initialement on devait se voir une journée chez lui mais ça n’a pas pu se faire puis nous avons pris rendez-vous sur Osaka pour déjeuner mais comme je me suis trompé de stations de métro finalement ce n’est qu’autour d’un café que nous avons discuté.

Ça arrive souvent à Osaka qu’il y ait deux stations différentes avec presque le même nom à cause des différentes compagnies de transport ; comme c’était le cas avec la « Station Fukushima » et la « Station JR Fukushima ».

Donc, cela fait depuis 2011 et la catastrophe de Fukushima (rien à voir avec la station), que lui et sa famille ont déménagé dans une maison traditionnelle appartenant à un petit village. C’est quelque chose qui évidemment me plaît bien surtout lorsqu’il dit qu’après avoir vécu plus de 10 années à Tokyo, il lui semble ne pas avoir eu de vie en comparaison à ce qu’il fait maintenant. On le voit bien puisqu’il a eu envie de créé son blog pour partager son expérience alors qu’il ne l’a pas fait lorsqu’il était sur Tokyo. Il a découvert la vie conviviale d’un petit village ainsi que les activités de la campagne qui lui plaisent beaucoup. 

On discute de mon cas et on convient que la solution la plus réaliste serait que je retourne en France pour atteindre le JLPT N2 et faire une année d’étude supplémentaire pour atteindre le niveau Licence reconnu à l’international  (ndlr : je crois que c’est plutôt Master 1 qui est reconnu). Cela me donnerait beaucoup plus de chances de trouver un travail au Japon.

Nous discutons aussi sur l’image que les Français ont du Japon, comme le fait de croire qu’au Japon le manga est partout alors que ce sont les personnes âgées qui sont partout. Et que sous peu cela va devenir un gros problème pour le Japon qui met énormément de temps à s’adapter à ce phénomène. (comme le fait de ne pas laisser les étrangers insuffisamment diplômé venir s’installer au Japon 😉

Je vous invite à regarder son blog et lire quelques articles comme la rénovation des bâtiments annexes, de l’achat de la montagne ou tout simplement de la vie de tous les jours dans ce village.

Inaca.me

 

06/03/16

Avec la classe du professeur Izumihara (cf : fin d’article), nous avons prévu un pique-nique avant d’aller voir un mini concert d’harmonica.

Le pique-nique a lieu dans un parc près du château d’Osaka, dans ce parc, j’y découvre les restes du Naniwa No Miya (« le Palais de Naniwa »). Avec des explications sur ce parc, j’apprends que le Palais de Naniwa a été construit par un empereur qui est venu s’installer ici en 645. Ce qui fait que Osaka (Naniwa à l’époque) a été la capitale du Japon…jusqu’à la mort de l’empereur 10 ans après à l’âge de 59 ans (c’est louche comme mort).

Le successeur a redéménagé la capitale là où elle était, à Asuka (au sud de Nara).

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Izumihara sensei (à gauche) et les élèves venus de Taïwan, Chine et Vietnam :

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Le mini concert se déroulait dans une des salles du musée de l’histoire de la ville. La musicienne est une japonaise aveugle de 80 ans, elle nous a raconté son enfance difficile puis elle a interprété quelques chansons célèbres japonaises. Le public était uniquement composé des organisateurs, des amis et de notre classe, soit une vingtaine de personnes en tout. Ça n’a pas été extraordinaire mais la musicienne était toute émue de partager ce moment avec nous.

 

Le 15/03/2016

Cette année à Umeda se tient la French Fair : c’est une sorte de marché avec des stands vendant toute sorte de choses. Le thème est le Pays Basque. J’ai donc proposé à notre classe d’y aller ensemble pour découvrir quelques éléments de la culture française.

Umeda :

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C’est tout de même assez grand, il y a une cinquantaine de stands et tout est envahi de Japonais ; la France a vraiment du succès. Dès notre arrivée nous tombons sur une représentation d’accordéon, il y a de l’ambiance et les Japonais tapent dans leurs mains au rythme de la musique. De voir la France au Japon c’est amusant.

Pour l’ambiance : ici et

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Quelques noms de la gastronomie française sont venus, comme des pâtissiers ou le meilleur confiturier de France mais à part eux, il n’y a presque pas de Français dans les stands.

Les vendeuses de jambon et saucisson :

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Les plaisirs simples :

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Du fromage, des kilos de vrai fromage !! (en revenant en France,  je me fais une overdose de fromage !) :

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Les produits français, dont surtout le Beurre d’Échiré, ont un gros succès auprès des Japonais(es)  :

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Je sais que je ne suis pas trop au fait, mais c’est vraiment la mode française ça ?

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Fouillez dans vos fonds de tiroir, vous avez peut-être de quoi vous payer un billet d’avion pour le Japon. 50 euros le pin’s LU :

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Muriel est créatrice de mode, c’est son agent qui s’est occupé de la faire participer à la French Fair ; ce n’est pas n’importe qui qui peut se permettre d’être ici.

La collaboration France Japon :

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Un brocanteur sans doute de Paris :

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Les quelques Français qui vendent des produits sur les stands parlent couramment japonais et ne sont pas venu de France pour l’occasion. Mais c’est tout à leur honneur d’avoir pu se faire une place dans ce monde de Japonais :

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À la French Fair, j’ai été reconnu par Clément qui habitait à Tours et est ici en Visa Vacances Travail. Il est venu sans parler japonais, à cause de ça il n’a pas beaucoup d’échange avec les Japonais et niveau travail il ne peut que donner des cours, il a un premier élève.

Là, il est a la recherche d’un saucisson, la nourriture française lui manque.

 

20/03/16

Chaque 20 et 21 du mois,  il y a un vide-grenier à Shitennoji. C’est assez grand et pas trop cher :

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Quelques pièces de monnaie, des yukata pour les amis, un taishogoto et un kakejiku (attention, quelques-un sont récents et plastifiés : à éviter !) ; c’est une bonne matinée :

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Voilà pour ces deux mois en images (et en texte).

__________________

¤ J’aimerais vous présenter les cours que j’ai trouvés sur Osaka.

J’ai cherché des associations qui donnent des cours de japonais et j’ai découvert qu’il y a pas mal de cours du soir qui sont en fait destinés au personnes âgées japonaises qui n’ont pas pu aller à l’école pendant leur enfance et qui souhaitent se remettre à peu près à niveau. Ces cours sont gratuits et ouverts à tous.

Il y a aussi la maison Internationale d’Osaka qui propose de vrais cours pour vraiment pas cher mais je suis arrivé une semaine trop tard pour les inscriptions ; ils font aussi un cours chaque samedi sans inscription.

En cherchant j’ai pu participer à 4 cours différents par semaine, ils sont généralement d’une heure et demi. Après deux semaines, j’ai finalement trouvé un dernier cours, celui avec M.Izumihara. Avec lui, c’est un peu différent car il souhaite faire apprendre le japonais aux étrangers pour permettre une meilleure compréhension entre les peuples. Il est à la retraite et permet à ses élèves de faire 8h de cours par jour 6 jours sur 7 et ce gratuitement. Ce ne sont pas de vrais cours organisés mais c’est motivant pour apprendre et il répond à toutes les questions.

Il est un peu dans son monde mais il est très détendu et l’ambiance est très bonne. Depuis peu, il m’aide à chercher un travail en me présentant à ses connaissances mais il y a toujours peu d’espoir.

Je le conseille, c’est ouvert à tous.

 

¤ Où dormir à Osaka pour la moitié de « la moitié du prix d’un hôtel bon marché » ?

À Osaka il y a un quartier nettement plus pauvre que les autres ; c’est le quartier qui se situe au sud de Shinsekai (la Tours Tsutenkaku). Les hôtels sont à très bas prix et offrent le strict nécessaire. J’y ai vu pour le moins cher 4000 yens (32  euros) par semaine, la plupart sont à 1000 ou 1200 yen (10 euros) par nuit. Par contre il faut aller au-delà de ses appréhensions et s’enfoncer un peu plus dans ce quartier pauvre mais sympathique.

Pour le standing, je sais que certains hôtels sentent vraiment mauvais mais pour d’autres les chambres sont propres et sentent le tatami donc pour un séjour vraiment pas cher à Osaka il faudra peut-être essayer un ou deux hôtels différents. L’hôtel Nadeshiko est très bien pour 1200 la nuit !

 

¤ Concernant mes colocataires à la sharehouse, j’avais pensé que ça serait une très bonne idée mais c’est beaucoup plus difficile que prévu. En fait les autres colocataires japonais on une vie et n’ont pas l’habitude de parler à un étranger surtout avec mon niveau de japonais. Du coup quand je commence une conversation avec eux ça ne va pas très loin car ils parlent très vite, utilisent le dialecte du coin, l’Osaka-ben et ne parlent pas un mot d’anglais.

Je leurs ai dit de parler plus lentement mais bon, ce ne sont pas des profs non plus et quand ils rentrent du boulot, ils sont plus tentés de se mettre devant la télé que de discuter avec moi.

Du coup, je n’ai presque pas parlé avec eux jusqu’à maintenant. C’est avec Dnow (surnom), un nouveau colocataire venu de Taïwan, que je parle assez souvent. Nous discutons ensemble en japonais facile et utilisons l’anglais quand c’est nécessaire, ça amuse les autres colocataires. Lui a un bon niveau et parle avec les autres, il a également trouvé un travail rapidement. J’ai d’ailleurs présenté les cours à Dnow et depuis nous allons en classe ensemble.

Donc, y a pas, si on veut passer du temps au Japon en VVT sans se débrouiller en japonais, soit on y va pour prendre des cours, soit pour travailler dans une entreprise où ça parle anglais, soit pour voyager. (je ne parle même pas d’un vrai travail à long-terme).

 

 

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