Sur Osaka. Partie 2. Visite express, appartement et sanctuaire populaire.

Le 12/12/2015

Aujourd’hui, c’est l’arrivée à Osaka de nos amis Japonais. Ce sont des amis rencontrés en 2012 au Café des Langues de Tours, alors qu’ils faisaient leurs études à l’Institut de Touraine.

Comme ils ne connaissent pas bien Osaka, je leur est prévu un petit tour touristique.

Nos trois amis viennent de Tokyo spécialement pour voir Floriane (moi, ils m’ont vu à Tokyo). Ils ont pris le bus de nuit le vendredi soir, ont dormi au SunPlaza, et nous voilà au Namba Parks pour manger ensemble.

Au menu :

  • Salade César
  • Omurice sauce hayashi
  • Un hamburg, (hanbâgu en japonais) mijoté avec sauce au fromage (ne pas confondre hanbâgu avec le hanbâgâ => hamburger)
  • Hamburg cru et pommes de terre. Servi avec une plaque en fonte pour griller soi-même la viande.
  • Et au milieu, soupe à l’oignon dont le plat et recouvert d’une parte à tarte gonflée par la chaleur. La pâte, une fois en morceaux, remplace le pain.

Itadakimasu :

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Dans le parc du toit de Namba Parks, le jardin est couvert d’illuminations. Dommage qu’on n’y soit plus ce soir pour les voir. Mais c’est tout de même un chouette parc.

Et de gauche à droite : Miho (traductrice anglais-japonais), Takayuki (professeur de japonais pour étrangers) et Shoko (travaille dans une agence de voyage) :

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Proche de Namba Parks, le sanctuaire Namba-Yasaka est connu pour abriter une tête de lion aux dimensions imposantes. L’idéal est d’y emmener des amis (4 par exemple =) ) et de ne pas leur dévoiler l’intérêt de ce sanctuaire. La surprise est au rendez-vous.

Sinon, c’est un sanctuaire calme et agréable avec des cerisiers à voir au printemps :

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En remontant à pied vers Dotombori, nous arrivons au Hôzenji Yokocho. C’est un mini temple coincé entre les maisons, il n’est pas exceptionnel à mon goût mais mérite la visite pour son côté intime, sa statue recouverte de mousse que les gens aspergent d’eau et il est à deux pas de Dotombori. Juste à côté, en allant vers Dotombori, ne ratez pas la ruelle pleine de restos où l’on peut toucher les murs de chaque côté simplement en écartant les bras.

 

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La ruelle est juste en face de ce resto avec un oni (ogre) en papier verni et éclairé de l’intérieur :

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Nous voilà donc dans la rue Dotombori, la rue la plus connue d’Osaka, avec ses enseignes en 3 dimensions qui annoncent ce que l’on mange dans les restos. Celle qui nous intéresse à l’heure actuelle, c’est le poulpe !  À Osaka,  la chaine de resto à takoyaki la plus connue est Kukuru Takoyaki :

 

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Leurs Takoyaki sont plus chers que la concurrence mais ils sont bons. C’est toujours servi très (très) chaud mais ça n’arrête pas Takayuki qui adore ça  :

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Et donc le centre de l’animation à Osaka c’est ici : Ebisubashi avec l’affiche de Glico. Tradition oblige, il faut prendre la pose pour la photo :

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La canal de Dotombori est surtout à voir de nuit. Du coup, en attendant, c’est l’occasion de se poser à une table pour discuter. Un glacier le long du canal fera l’affaire.

La nuit tombée, nous repartons pour Shinsekai et sa Tsutenkaku.

Au sous-sol de la Tsutenkaku (gratuit), c’est un lieu dédié à certaines marques. Avec en évidence sur chaque produit (nourriture ou goodies) la mascotte de la marque. « Petit Poussin » pour les Chikin Ramen ou le coureur pour Glico. Fan de malbouffe japonaise ? C’est par ici :

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Bien que l’on ait passé 40 min à faire le tour des boutiques, le but premier de notre visite était de voir le panorama du haut de la tour.

L’ascenseur se prend depuis le sous-sol et nous emmène directement au sommet (700¥).

Au sommet, l’ambiance est années 20, date de la première construction de la tour. Le panorama est sympa mais pour ce prix là, c’est vraiment mieux de faire le Umeda Sky Building. Il y a aussi des tampons, direct dans ma collection mais ils sont tellement usés qu’il devient difficile de voir ce qui est tamponné (c’est si cher que ça de remplacer des tampons ?).

La redescente se fait d’étage en étage en passant par le musée de la tour, le musée de Muscleman et une autre boutique  :

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Le 13/12/2015

En fin de matinée,  nous visitons Shitennoji. C’est un grand temple dont le principal intérêt est sa grande pagode, pas de chance, elle est en rénovation et couverte de bâches. Le reste du temple est tout de même à voir.

Pour midi, resto d’Okonomiyaki, une autre spécialité d’Osaka. Après le repas, Takayuki doit repartir à Tokyo. Le temps d’un karaoke et c’est au tour de Shoko et Miho de nous quitter.

Le 15/12/2015

Il est temps pour moi de chercher une chambre sur Osaka.

=> pour ceux qui ne s’intéressent pas à comment trouver un hébergement, vous pouvez directement passer au jour suivant <=

J’ai tout fait sur internet, il y a au moins 5 sites, il suffit de recherche sur google :  » osaka sharehouse « . (je peux envoyer ma liste très brouillon faite sur papier si ça intéresse quelqu’un).

J’ai commencé par regarder les annonces d’appartements mais pour la plupart, les propriétaires demandent un minimum d’un an de location, un garant, les appartements meublés sont trop chers ou trop éloignés et en plus, on se retrouve tout seul. En plus, il y a beaucoup de choses en plus à payer : les frais de dossier, des sous qui partent je ne sais où et ce fameux « cadeau au propriétaire » : plusieurs dizaines de milliers de yens pour le remercier de vous louer l’appartement (je trouve que payer son loyer tous les mois, c’est un cadeau suffisant).

Tout ça, juste pour 3 mois, ça va pas être possible.

J’ai donc opté pour une sharehouse, moins contraignante qu’une guesthouse. Thomas, qui m’a hébergé sur Tokyo, m’a vivement conseillé de m’installer dans une sharehouse comme lui.

En cherchant bien et longtemps, j’ai pu faire une sélection de 3 sharehouse parmi la quarantaine trouvée à Osaka.

La location des chambres est souvent de 50 000¥/mois (390€) et commence à 35000¥/mois (une seule chambre à ce prix, les autres passent direct à 40 000¥).

Il faut tout de même faire attention le prix est des fois TTC mais surtout HT, il faut donc rajouter les charges aux nombreux petits plus à payer qu’on trouve parfois : machine à laver payante, frais si on héberge quelqu’un, frais de parking à vélo, douche payante (j’en ai vu une seulement), etc.

Il existe pas mal de sharehouse « woman only ». Il est souvent demandé 3 mois minimum, des fois 6 mois et rarement 1 an.

Les chambres vont de « toute équipée » à « tout commun ».

Pour donner des exemples, voici les 3 que j’ai retenues et ce que j’ai vu après visite :

Town House Tokuan :

  • proche d’une station de métro
  • Le site disait « aucune disponibilité » mais quand je les ai contactés, une chambre était en cours d’être libérée
  • 1000¥ par nuit pour un invité
  • 6 mois minimum avec pénalité si moins
  • 20 m2
  • 35 000 TTC. 35 800 avec la pénalité (j’ai pas bien compris où était la pénalité mais le gars me l’a écrit noir sur blanc)
  • Tout est propre, neuf. Ça ressemble à un hôtel avec beaucoup de locataires, principalement étrangers il m’a semblé. Ils sont concis et parlent anglais.
  • Pas grand chose autour

A House Tsuruhashi

  • loin d’une station de métro (vélo nécessaire) mais assez proche du centre d’Osaka. En plein quartier coréen.
  • Chambre avec lit et bureau tout neuf. Avec une grosse couette moelleuse.
  • L’espace commun et la cuisine sont tout neuf, c’est beau et très bien équipé.
  • Elle a beaucoup insisté sur les règles de vie (tu fais quelque chose, tu nettoies. Jusqu’à passer la raclette dans la douche).
  • Seul au rez-de-chaussée, le deuxième étage est pour les femmes ; 4 chambres dont une seule déjà louée à une Coréenne.
  • 9 m2
  • 39 500¥ TTC + dépôt de garantie de 15 000 + (surprise durant la visite) cadeau de 15 000. Je ne m’y fais pas à ce cadeau : « le loyer est de tant,  les charges de tant et puis vous m’en donnerez 15 000 de plus comme ça, pour me faire plaisir ». (c’est un peu comme le Pas de Porte en France).
  • Pas grand chose autour

Shoujuen

  • proche d’une station de chaque compagnie de métro/train
  • Frigo, évier, plan de travail et lit dans la chambre
  • L’espace commun est minimaliste avec un canapé, une télé, une table. La cuisson se fait avec un réchau à gaz, la cuisine est empilée d’ustensiles. Il fait froid.
  • Il y a 12 autres locataires, tous Japonais. Ça semble convivial.
  • Le propriétaire ne se prend pas la tête, il ne parle que japonais et m’appelle François-kun
  • 9 m2
  • La chambre est en tatami et il fait bien froid. La vieille fenêtre en bois n’isole pas. J’ai tout de suite demandé si le prix annoncé est bien TTC. Pas de problème, la clim’ est gratuite. Heureusement.
  • Pas de penderie, juste une étagère. Pas de couverture. Ceux qui viennent ici viennent pour un long moment et s’équipent eux-même du nécessaire.
  • 44 000¥ mais comme je suis étranger, 40 000 et les invités étrangers sont gratuits (au lieu de 1000¥)
  • Autour, le quartier n’est pas très riche et tout est vraiment bon marché. C’est assez vivant. Le supermarché vraiment pas cher est à 3 min à pied

Alors,  laquelle vais-je choisir ? =)

 

Le 19/12/2015

De retour de la visite de la chambre de la sharehouse Shoujuen, plutôt que de rentrer directement, je décide spontanément de descendre à la station proche de Nakanoshima, là où se trouve la mairie, un musée et entre autres,  le hall servant à différentes manifestations. Je suis curieux d’aller voir ces bâtiments car ils datent de l’ère Meiji.

En sortant de la station, je tombe directement sur la Ôgawa (« Grosse Rivière « ). En face, légèrement rosé par les lumières, l’alignement de cerisiers du Parc Nakanoshima réputé au printemps. À gauche, le jet d’eau illuminé, marquant le début de l’île Nakanoshima (« L’île du Milieu ») :

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Sans y avoir pensé, c’est évidemment la période des guirlandes et autres illuminations. Là, ce sont des petits lampions électriques sur lesquels les gens dessinent des visage, comme bon leur semble. Il y a pas mal de monde à se promener mais je profite d’un répit pour prendre la photo :

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Me voilà devant le Hall, j’ai la chance d’assister à du projection mapping. Y a des choses qui rendent bien mieux en vidéo (le son sature quelques fois, parce que je vous assure, ils ont envoyé du lourd – du très très lourd) :

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De l’autre côté du bâtiment, on peut admirer le style Meiji avec ses murs en briques :

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Ici,  beaucoup de gens, de la lumière, de la musique et des stands de nourriture ; c’est animé. Je passe à côté du gigantesque bloc de béton qu’est la mairie et pars vers le sud pour trouver un autre bâtiment de l’ère Meiji, une ancienne banque :

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Il y a très peu de bâtiments de cet époque à Osaka car la ville a été en partie rasée pendant la guerre mais ils sont bien mis en valeur. Je les chercherai au fur et à mesure de mes visites :

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Je marche plein sud pour rejoindre Namba et pour découvrir la vie nocturne de la ville.

Les longues marches solitaires sont les plus propices aux songes :

À coups de vent

Les arbres aussi n’ont plus rien.

Puis cherchent le printemps.

 

J’arrive au nord de Dotombori,  j’y découvre un quartier qui me fait penser à Kabukicho. D’innombrables petites enseignes lumineuses éclairent la rue où passent des groupes de salarymen près à vider quelques pintes et des filles aux jupes bien trop courtes pour la saison.

Je passe Ebisubashi, longe Namba Parks, DenDen Town (le quartier otaku) puis rejoins Shinsekai, passe sous la Tsutenkaku et termine à la gare de Tennoji.

Il est déjà tard et le reste du retour se fera en train.

 

Le 22/12/2015

J’ai besoin de prendre l’air, je pars à la découverte du sanctuaire de Sumiyoshi-taisha. C’est l’un des temples les plus populaires du Japon lorsque les Japonais font leur visite au temple pour le Nouvel An.

Ce sanctuaire est dans le quartier où habite Valériane.

Comme je compte revenir ici pour le passage à la nouvelle année, je fait un repérage et profite du lieu avant qu’il ne soit noir de monde.

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Remarque : Au Japon, il y a une distinction entre restaurant et restaurant japonais. Lorsque l’on parle de レストラン/resutoran (restaurant) à un Japonais, cela évoque uniquement les restaurants de nourriture occidentale. Pour la restauration japonaise, c’est ramen-ya, udon-ya, donburi-ya ou encore washoku pour la gastronomie traditionnelle.

 

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