De Tokushima à Kushimoto. Poubelle, route antique et paysans.

Le 22/09/15

Me voilà bien installé sur ma montagne, dans un recoin des ruines du château de Tokushima.

J’ai déjà mes petites habitudes, prise de courant, planque pour mes affaires en journée. Le wifi est près de la gare à côté d’un self-udon où un énorme bol de udon ne coûte que 500¥. Le onsen de la ville est à 10 minutes de là.

C’est bon, je peux habiter ici !

Repensant aux jeux vidéo de la benne que je n’ai pas pu emporter, je décide d’y retourner. À coup de train, d’auto-stop et de marche, m’y revoilà. Mais là, c’est la surprise, la benne où il n’y avait qu’un fond est maintenant pleine à ras-bord. Comme j’ai obtenu la permission de fouiller, c’est parti, cette fois j’ai tout mon temps  :

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Après un bon moment, c’est avec plus de 20kg de vieux jeux vidéos que je repars. PS2, SuperFamicom, NintendoDS, PC Engine Duo, Nintendo 64 et un tas de jeux… Mais que faire de tout ça ?

Après avoir proposé le tout à mes connaissances de Tours, pas le choix, je dois en revendre car ça serait trop cher à importer en France. Dès que j’aurai du temps, j’irai au HardOff de Tokushima :

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Le 25/09/15

Voilà deux jours que je suis sur l’écriture du post sur le Pèlerinage de Shikoku. Je termine presque quand un jeune Japonais vient me voir et me demande, avec un bon anglais, si tout va bien. Il m’explique qu’il est passé une première fois à 12h et que là, à 18h, je n’ai pas bougé. Intrigué, il commence à discuter en anglais, je lui raconte donc mon voyage. Il est pas mal épaté et adore cette façon de faire. Lui c’est Kotéppé (surnom), c’est un homme-à-tout-faire dans une petite boîte de rénovation d’habits. Il est guitariste, photographe et surtout il adore les jeux vidéos : on s’entend super bien ! =) Pour continuer à discuter, il m’invite dans un resto d’okonomiyaki. Très bonne soirée à la fin de laquelle il m’invite même à dormir chez lui. Mais je décline, je suis bien sur ma montagne. On se donne rendez-vous le lendemain à la même heure pour aller vendre mes jeux vidéo.

Le 26/09/15

Onsen, lessive, udon, un peu de visite et à 18h, je retrouve Koteppé. Direction HardOff, où il faut 1h pour faire une estimation, le temps d’aller manger un katsudon (cette fois, c’est moi qui invite). On discute encore beaucoup, Koteppé est grand fan de Metal Gear Solid depuis le début. Il aimerait devenir youtubeur (faire des vidéos sur internet) car c’est tout de même le bon plan de jouer et d’être payé pour ! Par contre, il n’a fait qu’une seule vidéo (et demi) jusqu’à maintenant, il y a un an de ça. Il va falloir être plus motivé !

Je vous invite à voir sa première vidéo sur le déballage…d’une boîte à sandwich… ^^ Le montage est sympa, avec de l’émotion et du suspens :

http://youtu.be/Q-Mrix2VrO0

De retour à HardOff, le vendeur me propose 6800¥ pour le tout. 45€ les 15kg, ça fait pas beaucoup mais c’est toujours ça. Merci la poubelle !

De retour dans le centre, il se met à pleuvoir assez fort, cette fois, je ne me fais pas prier pour aller dormir chez lui. Je récupère toutes mes affaires et m’installe chez lui pour deux jours. Koteppé, quant à lui, prend l’avion pour Taïwan à 2h du matin et s’absente les deux jours. C’est sans hésiter qu’il me laisse les clefs de son appartement. Il est vraiment formidable.

Il fait une grimace au moment de la photo ; tant pis pour lui :

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PS : il est célibataire et aime beaucoup les Françaises ! 😉

Le 28/09/15

Les deux jours ont été très reposants avec du vélo, de la cuisine et de la glandouille, mais aujourd’hui je pars pour Koya-san.

Je prends donc le ferry au départ du port de Tokushima pour la ville de Wakayama. En deux heures, me revoilà dans la ville que j’ai parcourue sept années plus tôt. Je ne refais donc pas le tour des points touristiques mais en rejoignant la gare, je passe devant le grand château et son pont presque plus célèbre que le château lui-même :

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Une touche de franponais :

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Je me rends à la gare de Wakayama pour prendre le train pour Koya-san avec un changement à Hashimoto ; c’est à partir de là que ça commence à monter. La ligne de chemin de fer s’enfonce dans la montagne et parcourt ses flans. C’est assez spectaculaire de voir le vide au pied du train et les maison disséminées dans la forêt. Le trajet fait partie intégrante de la visite de Koya-san !

J’arrive à Gokurakubashi, le terminus (coût jusque-là : 1280¥). C’est à partir de là qu’il faut prendre le funiculaire (390¥) mais ce n’est pas prévu au programme car je vais tout de même faire un peu de marche et aussi parce qu’il se fait tard et que je vais chercher oùdormir en route. Au Koya-san, il est possible de dormir dans des temples où les repas sont bons et copieux. On peut aussi assister auxdifférentes prières mais à 10 000¥ minimum la nuit, ce n’est pas pour moi.

Le 29/09/15

J’ai effectivement trouvé de quoi dormir, sur le côté gauche d’un temple au plus calme de la forêt et par une nuit fraîche, c’était parfait :

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En haut de cette première pente, j’arrive au Nyonindo : c’est un temple qui était réservé aux femmes. Il se situe hors de l’enceinte du Koya-san car celui-ci était interdit aux femmes jusqu’en 1872 :

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Ensuite, il faut emprunter un sentier qui passe par de beaux points de vues mais attention à la faune  (cool !) :

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L’arrivée se fait directement au pied de la porte principale :

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Passé la porte, c’est une longue rue bordée de magasin qui mène aux différents temples. Bien que très touristique, cette rue garde un certain charme avec de petites boutiques centenaires.

Ensuite, j’arrive au temple principal, le Kongokuji. C’est le temple principal créé par Kobo Daishi mais ce n’est pas là qu’il médite :

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Il faut traverser tout le complexe de temples pour arriver au Okunoin, une très longue allée menant à Kobo Daishi.

C’est en fait l’allée d’un cimetière extraordinaire au milieu d’une forêt de chryptomères âgés de 200 à 600 ans. Les tombes, quant à elles, sont au nombre de 200 000 ! Certaines sont imposantes, d’autres recouvertes de mousse. C’est une ambiance particulière.

C’est la partie la plus intéressante de Koya-san :

(La photo ne rend pas très bien l’atmosphère, faut aller voir sur place ! )

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C’est donc tout au bout que je trouve le dernier temple me permettant de finaliser mon livre à tampon. C’est un peu l’agitation au niveau des temples et ce n’est pas très clair concernant les différents bâtiments, du coup je ne crois pas avoir vu où médite Kobo Daishi.

J’ai passé 4h à Koya-san en survolant le site mais il faut vraiment commencer tôt et finir tard pour tout voir et surtout se procurer une bonne carte, surtout au niveau du cimetière pour ne pas rater des lieux importants comme la tombe des Tokugawa (que je n’ai pas vue) et autres.

Je suis allé à l’Office de Tourisme pour me procurer la carte de la Koheichi, la route de Kumano Kodo allant de Koya-san à Kumano Hongu Taisha, et celle de la Nakaheichi de Kumano Hongu Taisha à Kumano Nachi Taisha. J’ai fait un gros ravitaillement car je m’engage pour 5 jours de marche où apparemment il n’y a pas de magasin autre qu’à mi-chemin.

J’ai hâte de commencer car j’ai déjà fait une partie de la Kumano Kodo lors de mon précédent voyage et c’est superbe ! Me voilà donc parti !

Le chemin au départ de Koya-san est très agréable, il est plat, suit les crêtes et offre de beaux paysages :

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De temps à autre, le chemin passe à flan de montagne mais toujours en décrivant des courbes de niveaux. Parfois il y a des passages abrupts où il faut marcher sur un chemin de 30 centimètres de large. C’est l’aventure facile ! ^^ ::

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Le soir, du haut de la montagne :

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Le 30/09/15

Ça ne vous rappelle rien ? Mais si.

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Un petit détour d’une quinzaine de minutes me conduit au sommet d’un mont. ça monte raide mais du haut des 1344m d’altitude je profite d’un vue à 360° :

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Le 01/10/15

Le long de la route : ce panneau flippant. Et le garçon, que tient-il dans sa main ? :

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Je vous laisse apprécier le paysage :

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Quatre carpes dans un bassin d’un demi mètre carré. Je Japon manque de place mais quand-même :

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À côté de ce bassin, les trois∼quatre maisons profitent d’une vue superbe ainsi que des cosmos :

Video

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Après le pond (ci-dessus), j’entame la plus longue montée du parcours, passant de 60m d’altitude à 1100m. Je la sens pas cette montée.

Le chemin de cette montagne est jalonné d’une quarantaine de figurines bouddhiques. Pendant que je monte, lui pionce…! :

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J’avais raison de me méfier et je peste vraiment contre cette longue montée qui n’offre aucun point et qui encore une fois me rapproche des nuages de pluie. Au sommet, pas de point de vue donc, beaucoup de vent et de la pluie… j’ai froid… :

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Pourquoi faire passer la route par ce sommet où il n’y a rien alors qu’il suffirait de contourner la montagne en suivant la rivière qui passe au pied ? Jusqu’ici Kumano Kodo était sympa avec seulement 2 montées assez raides.

Pour comprendre, il faut remonter il y a 1000 ans de cela au bureau du BTP de Wakayama :

– Chef, ça y est, je vous ai fait un plan aux petits oignons de la première partie à partir de Koyasan. Ça évite les sommets et les vallées, ça m’a prit 2 semaines.

– Très bien mais 2 semaines, c’est beaucoup trop long !

Une semaine plus tard :

– Voilà Chef, j’ai fait ce que j’ai pu : le tracé suit les courbes de niveaux sauf pour deux vallées.

– Trop lent ! Donne moi ce plan, un marqueur et une règle.

Et le Chef traça une ligne droite jusqu’à Kumano Hongu Taisha pour terminer le tracé.

– Mais Chef, ce tracé passe en plein sur le sommet sans intérêt d’une montagne. Ça dépasse l’entendement.

– Pas de chichi, exécution !

De l’autre côté de la montagne, sous une pluie qui s’intensifie :

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Enfin, j’arrive en bas. En sortant du couvert des arbres, c’est une grosse pluie qui m’attend.

Heureusement, elle ne dure pas et le ciel se dégage peu à peu. Il me faut longer le très large lit de cette rivière et j’ai encore 4km pour atteindre Hongu Taisha (sanctuaire de Hongu). Je tombe sur une Michi-no-Eki (l’équivalent d’une station d’autoroute) et même s’il est encore tôt, au vu de la météo, je préfère profiter du préaude celle-ci :

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Le 02/10/15

La nuit a été un peu difficile avec beaucoup de pluie et du vent qui l’a poussée jusqu’au fond du préau.

En une petite heure, je suis rendu au fameux Kumano Hongu Taisha. Il faut monter un long et large escalier puis pénétrer dans une enceinte pour tomber face au sanctuaire. Il est encore très tôt et il n’y a presque personne. Me revoilà au même endroit qu’il y a 7 ans :

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Il y a 7 ans, j’étais allé dans un onsen dans une rivière : le Kawayu Onsen ; c’était un grand bassin creusé dans les galets de la rivière, trop bien !

Mais cette fois je cherche et pas de grand bassin…

Juste deux petits trous d’eau à côté d’un panneau expliquant que le grand bassin n’est fait qu’en hiver et que si on veut se baigner au chaud, c’est « do it yourself ». C’est pas top dans les 30 cm déjà creusés mais je prends ! :

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Ici, on peut voir la discrétion des bassins : à côté de la route et sous les fenêtres des hôtels :

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Reprenant la route, je retourne dans les montagnes pour grimper directement vers un sommet. C’est au moment où le chemin sort du couvert des arbres que l’on tombe directement sur un superbe panorama. Je vous invite à revivre ce moment ensemble (et à faire une pause à la fin de la vidéo pour lire le texte du panneau qui est très bien) :

Vidéo

Le long de la route, quelques stèles présentant des poèmes ont été plantées. Il manque tout de même les sous-titres =p :

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Pour mon quatres-heures, j’avais acheté ce dorayaki dans la Michi-no-Eki. Il est géant et le  » pain » est au miel. Avec ses 300g, j’ai mis un peu de temps à le finir :

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Le 03/10/15

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Sur la route, je rattrape deux Australiens : Ron (à gauche) est architecte à son compte, Peter est professeur d’architecture dans une université. Ils ont dans les 70 ans et sont venus juste pour faire Kumano Kodo. Ils avancent tout doucement mais comme c’est bien rare de croiser des randonneurs je reste un peu avec eux. Peter parle couramment japonais et nous traduit quelques poèmes : le thème des poèmes est le voyage.

Peter parle également français, du coup, on discute et on s’entend bien. Mais je me réfrène car il a besoin de tout son souffle pour gravir la montagne :

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Celle-ci.

(Ça ne se voit pas bien mais ce sont des escaliers et ça grimpe dur ) :

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En haut, nous tombons sur un petit point de vue sur les montagnes. (Photo non retouchée) :

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Puis quelques minutes plus tard, une autre vue, cette fois sur Katsuura et l’océan. C’est à rtir de là que nous entammons la descente vers Kumano Nachi Taisha :

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C’est donc avec le double du temps que j’aurais mis seul que nous arrivons au sanctuaire et sa cascade. C’est un bel endroit et nous entendions la cascade depuis déjà quelques minutes.

Du coup, il se fait tard et plutôt que de continuer une bonne heure pour rejoindre Katsuura, je décide de prendre le bus avec Ron et Peter. Le dernier bus est dans 15 minutes et donc pas le temps de visiter, nous filons vers la cascade où se situe l’arrêt de bus. À première vue, il semblerait qu’il n’y ait que la pagode à voir ainsi que la cascade :

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J’ai peu de temps mais je file à la cascade pour la voir. C’est la plus haute du Japon : elle est vraiment bien mise en valeur grâce aux arbres qui encadrent le point de vue :

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Il s’avèrera par la suite qu’en fait, le temple est assez grand et comporte une dizaine de bâtiments. Mais je n’ai pas vu où ils étaient. Quoi qu’il en soit, j’ai vu le principal. Les Australiens quant à eux vont revenir le lendemain pour voir la cascade de près. Je les accompagne jusqu’au minshuku qu’ils ont réservé pour peut-être avoir une chambre et deux repas. Mais sur place, comme il est tard, je ne peux avoir de repas et pour la chambre c’est 4500¥. J’aimerais encore discuter avec eux mais à ce prix-là, c’est direction le parc !

Je dois passer la passerelle de la gare pour aller vers le parc de l’autre côté des rails.

Dans la gare, un sympathique « bouchon pixel » (avis aux amateurs !) mais pour ce qui est écrit, faudrait qu’ils choisissent : c’est « welcome to Nachi-Katsuura » ou « ナチカツウラへようこそ » mais pas moit’-moit’. Un étranger y lit « Welcome to ???? » …  :

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Le 04/10/15

La nuit dans le parc était très bien et au moment de remballer mes affaires, une dame du quartier qui passait par là vient me voir et me demande si j’ai dormi là. Après un « ho la la » elle me dit d’attendre puis elle revient quelques minutes plus tard avec une tasse de café au lait avec sucre… Pourquoi aller à l’hôtel ? ^^

Et sans discuter elle reprend sa course. Je bois tranquillement le café et attend quelques minutes pour la remercier mais au bout d’un moment, je quitte les lieux sans la revoir :

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Ensuite, c’est lessive, onsen et ramen : le trio revigorant.

Tranquillement, je me prépare pour rejoindre le wwoof à environ 1h de train d’ici. Je m’arrange pour arriver en fin de journée pour ne pas couper les fermiers dans leur travail.

Mais au moment de prendre le train, je le rate de peu et le prochain est dans 2h, « ah, quand-même, c’est plus la campagne que je pensais… »

Du coup, c’est de nuit que j’arrive sur place où m’attend en voiture le fermier.

La ferme est à 5 minutes. Arrivés, on fait connaissance autour d’un bon repas : lui c’est Ayan (surnom), et elle ses amis l’appellent Noichigo (« Fraise des Bois ») mais ici, c’est Taicho (« Chef ! »).

J’ai le droit à une chambre sur tatami avec futon, c’est la seule pièce traditionnelle de la maison.

Du 04/10/15 au 21/10/15 (les dates des photos sont à titre indicatif)

Je vais vous présenter de façon globale les deux semaines de wwoofing.

Un gros point fort (comme dans les autres wwoof) ce sont les repas qui sont super bons et tous les jours différents. Pour la première fois j’ai mangé du poisson tout aussi bon que du cochon (j’adore le cochon).

Là, c’est un vrai shirashi-zushi dans sa vrai forme : un grand plat à partager :

07/10/15

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À trois occasions j’ai pu faire des desserts français. Riz au lait, crème brûlée et crème renversée au caramel. Je n’ai pas chercher compliqué d’autant plus qu’au vu du prix de la crème fraîche ou du lait (2 euros le litre pour du lait non coupé à l’eau). Ils étaient ravis et se sont empresser de faire goûter mes plats à toute la famille.

Par deux fois ils m’ont acheté du « France pain » pour me faire plaisir, ça c’est cool même s’il a goût de pain industriel bien qu’il sort d’une boulangerie :

10/10/15

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Parmi le travail à faire, il y a eu la récolte du riz et le séchage :

Vidéo

Les 3 grandes parcelles étaient déjà coupées à mon arrivée mais la petite s’est faite à la main.

12/10/15

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La fille de Taicho et Ayan ; Kaï et sa fille Konoha :

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12/10/15

« La grand mère-traditionnelle »:

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Le soir, visite chez Kaï et Jim qui ont quittés Kobé pour s’installer ici. Lui était coiffeur et DJ, maintenant il est fermier, pêcheur, bucheron et DJ. Ils louent une vieille maison bien préservée pour…36 euros par mois ! De plus, de la colline on a le droit à un coucher de soleil sur la mer :

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Vraiment beau :

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Taicho est non seulement fermière et très active dans l’organisation d’évènements locaux mais aussi chanteuse deux fois par semaine dans un grand hôtel. Comment peut-elle avoir autant d’énergie ?

13/10/15

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Dans le potager comme partout ailleurs dans le Japon, des araignées jaunes tissent leurs toiles. C’est un peu pénible car il y en a quand-même pas mal et les toiles sont grandes (près d’un mètre). Les araignées quant à elles font de 4 à 10 cm, celle-ci 6 :

14/10/15

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Ils font pousser beaucoup de variétés de légumes dont ces Courges-éponges une fois cuit : c’est bon et gluant :

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Mais si on les laisse sécher sur pied :

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…et qu’on les épluches, ça fait de bons gants de crin pour la douche. J’ai récupéré plein de graines, n’hésitez à m’en demander à mon retour ! :

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Dans le potager également, une plante que je ne m’attendais pas à trouver : des pieds’de cacahuètes :

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L’après-midi, je suis invité à aller dans un café avec des amis de la famille. Ce café est à 40 min de route vers le cœur des montagnes. C’est un café un peu spécial puisque les propriétaires (retraités) ne l’ouvrent que deux semaines par an à l’occasion de la floraison des « kiitzouro » :

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Les fermiers se sont installés ici car la mer est transparente et les fonds sont couverts de coraux. J’ai enfin la chance d’observer les poissons dans une eau claire. Mais par contre avec la fermier Ayan n’a plus le temps de nager… :

15/10/15

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Chaque matin je commence toujours par s’occuper de nourrir les poules, allumer le poêle à bois pour cuir le petit déjeuner, et promener Rock. C’est cool :

17/10/15

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Pour faire faire des courses ou se rendre aux champs de riz, on longe l’océan et sa côte rocheuse. Aujourd’hui pour une fois, pas de soleil :

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Ce soir, pour la première fois, avec Taicho, nous faisons une sortie à Kushimoto : onsen, ramen et point de vue sur le Hashigui Iwa :

17/10/15

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Du pain pour la deuxième fois, meilleur que le premier. Ils m’ont même acheté du « fromage », encore une fois, c’est super gentil surtout que c’est pas donné non plus.

Ce Famillia Cheese sert à faire des toasts, d’où les lignes rouges…mais c’est le fromage qui sert de support aux ingrédients . J’apprecie tout de même le tout :

20/10/15

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Le soir, c’est 3 étudiantes qui viennent passer deux nuits ici. Elles viennent en voyage scolaire de Saitama à côté de Tokyo. C’est un séjour de découverte de la campagne. Elles sont épatées de tout, même quand je coupe une buchette en deux à coup de hachette…

Elles ont beaucoup ris avec les fermiers :

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Sur la table, une brique de shochu avec dessus le mode d’emploi pour le recyclage. Pour le lait, c’est pareil. Pas simple de recycler au Japon :

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C’est le jour du départ, comme pour chaque wwoofeur, j’ai le droit à une cérémonie du thé en tenue traditionnelle et la photo de groupe :

21/10/15

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Ces deux semaines de wwoof sont passées vraiment très vite. Taicho et Ayan sont extraordinaires, d’une gentillesse sans limite, je me suis senti rapidement à l’aise, et j’ai même fini par sortir une ou deux blagues.

Ici, il n’y a pas de règle, chacun fait de son mieux.

Je suis leur deuxième wwoofeur préferé =p mais eux son mes hôtes favoris ! Je suis même chaleureusement invité à venir m’installer par ici. Je vais y réfléchir mais c’est tentant.

Je quitte ce beau paysage et cette famille et me voilà donc parti pour Tokyo en auto-stop.

L’aventure m’appelle !

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2 réflexions sur “De Tokushima à Kushimoto. Poubelle, route antique et paysans.

  1. J’ai essayé de mettre un peu plus de vidéos mais la qualité de base est moyenne et avec l’upload, c’est vraiment pas ça (le son aussi est moins bien). Je compte donc sur votre imagination pour les rendre acceptable. ;p
    ll semblerait même que des vidéos ne fonctionnent pas.
    J’attends un peu puis je vérifierai à nouveau toutes les vidéos.

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