Okayama et ses environs

2/5/15
Départ à 10h d’Osaka pour Okayama. On s’arrête en cours de route à Himeji ; on n’avait pas prévu d’y aller à l’origine car il n’y a que le château à voir. Mais Flo ne l’a pas vu, alors c’est parti ! Dès la sortie de la gare, on aperçoit le château. P1110943 Plus on se rapproche, plus il y a de visiteurs ; arrivés aux portes du château, nous voyons un panneau avec écrit 1h30 d’attente pour 2h de visite. Il y a vraiment beaucoup de monde à cause de la Golden Week. Nous nous posons à l’ombre d’un cerisier le temps du repas puis repartons vers la gare pour Okayama.
Si vous allez à Himeji, ne manquez pas de prendre des photos du haut du toit du bâtiment en verre dont l’accès est gratuit.
Nous arrivons tard à Okayama ; nous nous dirigeons vers la montagne la plus proche pour établir notre campement. Nous trouvons une place idéale, discrète, avec une vue sur la ville, sans problème de voisinage : le cimetière d’Okayama.P1120166 Mais la nuit n’a pas été aussi calme qu’espérée car le cimetière surplombe la ville, et on y entend tous les bruits de sirènes, motos qui vrombissent, aboiement, sans parler des chiens errants qui se sont battus à quelques mètres de la tente…
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3/5/15
On se lève à 6h en planquant les sacs dans une partie en friche du cimetière ; on va visiter le parc Kôrakuen, l’un des 3 plus beaux du Japon. Le jardin est bien construit et la visite est agréable malgré la température qui commence déjà à grimper. P1120001
Pour le repas du midi, nous nous dirigeons vers le centre ville pour trouver les restos conseillés par l’Office du tourisme. Il est midi moins cinq et les deux premiers restos conseillés – qui font du « demi-glace katsu », la spécialité du coin – sont déjà remplis, en plus de la file d’attente dehors. On passe notre chemin, surtout vu les prix. On tourne en rond pendant un bout de temps, au fil des restos trop chers, et on finit par tomber sur un autre resto conseillé. Il est tout petit et ne paye pas de mine, rien à voir avec les autres. Par contre il fait des ramen, pas de demi-glace katsu. C’est pas grave, car c’est aussi une spécialité locale. Le ramen n’est pas mauvais quoi qu’un peu trop salé. J’apprends par la même occasion un mot très important : ômori qui signifie  » taille XL » !
L’après-midi est consacré au Château d’Okayama, la seule autre chose à voir ici. P1120032
La visite de l’extérieur du château est intéressante, le château est beau et tout autour, sur le sol, sont représentés les bâtiments d’origine, aujourd’hui disparus.
Mais hélas, il se met à pleuvoir de plus en plus et nous devons écourter la visite car nos sacs ne sont pas à l’abrit et nous n’avons pas de parapluie. Nous avons pris la mauvaise habitude d’avoir du beau temps…
Pour nous mettre à l’abrit et, par la même occasion, se laver, nous décidons d’aller dans le seul sento du centre ville. Après avoir couru les 2,7km pour aller mettre les sacs à l’abrit, je rentre avec Flo dans le sento Tokiwa-yu. Le sento est viellot et pas très charmant. P1120059 Le proprio est un vieux qui joue à Dragon Quest toute la journée, avec ses trois chats qui ne doivent pas sortir vu l’odeur. Une partie du bain est en travaux depuis apparemment assez longtemps (il y a des gravas juste à côté du bac à bain) et le néon complètement rouillé pend par son fil d’alimentation. Nous terminons la journée par la visite du temple à proximité du cimetière en passant devant le zoo de la ville, qui semble oublié dans son coin depuis les années 50. P1120072
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4/5/15
Aujourd’hui c’est Kurashiki, une ville à côté d’Okayama. Elle est célèbre pour sa rue marchande qui longe le canal. Nous commençons par la demeure des Ohashi, une belle et grande maison traditionnelle, assez lumineuse et garnie d’objets anciens.P1120080 Puis nous nous dirigeons vers le fameux canal où se tient une cérémonie de mariage traditionnel japonais : la mariée est dans un petit bateau, avec une dame de compagnie qui chante des trucs d’un autre temps, et le bateleur qui pousse sur son bâton avec un air totalement blasé.P1120113 Les maisons historiques de Kurashiki ne se contentent pas de faire un seul pâté de maisons, ça change. Elles remplissent tout le centre-ville sur de longues rues, et les bâtiments sont toujours en activité. Ils sont pour la plupart constitués de boutiques de souvenirs, de nourriture et d’artisanat local. C’est très dur de résister pour ne pas acheter un truc dans chaque boutique. À l’extrémité du quartier ancien, nous arrivons au Ivy Square ; c’est un endroit branché où se prépare un concert de jazz. Il y a encore des boutiques et des stands, avec un vieux qui attend, impassible,P1120135 des petits chats curieux,P1120136 et du lierre.P1120133 Nous déambulons dans les ruelles pleines de touristes, en attendant la nuit et les illuminations. Je fais quelques photos avant de rentrer à notre « hôtel ».
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Si vous voyez des fautes, n'hésitez pas à le dire (on est fatigué, et des fois on oublie comment écrire français).

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5/5/15
L'excursion de la journée se fait dans la région de Bizen, réputée pour ses forges de katana et ses céramiques.
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Avant de partir, nous avons repéré un magasin de shoyu fabriquant sa propre sauce soja où nous espérons avoir droit à une visite guidée. Une fois sur place, les visites guidées ne se font que sur rendez-vous, mais en lot de consolation nous avons droit à un accueil chaleureux et à une glace au shoyu (petit goût caramélisé) et une autre au ponzu (goût agrume).
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Elles sont super bonnes. Nous nous dirigeons ensuite vers la forge de katana, non loin de là, dans le même bled complètement paumé. Heureusement que j’avais noté l’adresse sur mon GPS, car la forge est dans un bâtiment tout rouillé, sans signe distinctif. Un employé vient nous acceuillir directement et nous offre une visite gratuite de l’atelier, avec des explications en japonais.
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Nous pouvons même assister à la première phase de la forge d’un katana ; c’est plutôt impressionnant.
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Nous apprenons qu’ils réalisent dix nihonto par an. Il faut trois semaines pour forger la lame, puis six mois pour l’affûtage et la réalisation du fourreau sur mesure. Nous reprenons le train pour aller à la station suivante, là où sont réunis les artisans de bizen-yaki. Autour de la gare, il doit bien y avoir une trentaine de magasins de céramiques, avec d’énormes différences de prix entre chaque. Il y a des revendeurs et des artisants vendant leur propres créations. Nous arrivons à une boutique proposant de visiter les fours et de voir les différentes étapes de fabrications. C’est d’ailleurs dans cette boutique que nous rencontrons un Japonais parlant couramment anglais. Il nous explique que dans cette entreprise familiale (sa femme est la dixième génération !), tout au long de l’année, ils modèlent des céramiques
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et que la cuisson n’est réalisée qu’une fois par an au mois de mai ; c’est pendant les trois semaines de cuisson où il faut rajouter un fagot de bois toutes les cinq minutes, nuit et jour, que tout se joue.
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Ses explications sont très intéressantes et nous éclairent sur les différences de prix qu’on a pu apercevoir, ainsi que sur les différentes couleurs et brillances arborées par les tasses et autres objets. C’est dans cette boutique que j’ai donc acheté ma précieuse tasse en bizen-yaki.
Nous retournons ensuite à Tokiwa-yu pour prendre un bain et tenter de dormir sur place. Nous discutons un peu avec le propriétaire qui nous montre ses quelques katana
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et nous fait une longue présentation du bain, leur passage à la TV, leur propre chanson en karaoké et l’histoire des chats récuperés du dehors les uns après les autres. Pour dormir sur place, aucun problème mais il nous faut attendre la fermeture à 23h.

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3 réflexions sur “Okayama et ses environs

  1. c’est cool ce que vous avez vu ! Les artisans notamment, bien joué.
    Ces chateaux et ce jardin « 3e plus beau du Japon » on les avait vu aussi, ça nous rappelle des souvenirs !
    Bises, bonne route !
    Mathilde et Eric

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  2. Il n’y a que le château à voir, mais c’est déjà bien assez 🙂

    Le Kôrakuen a l’air très joli !

    J’ignorais que les cérémonies de mariage traditionnels étaient encore d’actualité.

    Pour les nihonto et les céramiques, ça a l’air d’un travail de fou furieux…

    (C’est bon, je suis enfin à jour !)

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    1. Les mariages traditionnels shinto se font toujours, mais je pense que celui-ci était une animation organisée par la ville.
      Oui, la fabrication traditionnelle, c’est du boulot !

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